Faut-il publier beaucoup ou publier moins mais mieux ? Volume, données, stories, contenus studio, publicités filmées au téléphone : la réponse de Cartel Creative.
Faut-il publier beaucoup, ou publier moins mais mieux ? C'est l'une des questions qu'on nous pose le plus souvent quand on accompagne une entreprise dans sa création de contenu. Certains dirigeants ont peur de lasser leurs abonnés. D'autres attendent d'avoir le budget pour un tournage professionnel avant de publier quoi que ce soit. Et beaucoup restent bloqués entre les deux.
Nous en avons parlé en détail dans le premier épisode de Deal, le podcast de Cartel Creative. Voici ce qu'il faut en retenir.
Sur les réseaux sociaux, la tentation est double. D'un côté, on voit des comptes qui publient plusieurs fois par jour et qui semblent partout. De l'autre, on voit des marques aux vidéos parfaites, qui ressemblent à des spots télé. Difficile de savoir quel modèle suivre quand on dirige une entreprise et qu'on a peu de temps.
Les deux modèles sont respectables. Tout dépend de la façon dont ils sont menés, et de l'objectif de chaque contenu. Notre conviction, à force de produire des vidéos pour nos clients : la quantité et la qualité ne s'opposent pas. Vous avez besoin des deux. Mais pas au même moment, ni au même endroit.
Il n'existe pas de méthode miracle pour développer une page ou trouver des clients sur les réseaux. Ce qui fonctionne, c'est de tester des formats. Et pour tester, il faut du volume.
Prenons deux comptes dans la même activité. Le premier publie 100 fois dans le mois, le second 10 fois. Au bout d'un mois, le premier a de quoi analyser : tel format fonctionne, tel autre non, un troisième peut être amélioré. Le second n'a presque rien appris. Il lui faudra des mois pour réunir la même quantité d'informations. Le compte qui publie le plus avance donc bien plus vite.
Une image aide à le comprendre. Vous créez une nouvelle pâtisserie et vous la faites goûter à une seule personne dans la rue. Elle n'aime pas. Allez-vous en conclure que votre recette est ratée ? Si vous l'aviez fait goûter à 100 personnes, vous sauriez qui l'apprécie, qui ne l'apprécie pas, et pourquoi. Avec trop peu de publications, vos résultats sont aussi trompeurs que ce premier avis.
C'est pour cette raison que nous conseillons de commencer par la quantité. Elle vous apprend ce que votre audience attend. La qualité vient ensuite, guidée par ce que vous avez appris.
Faire de la quantité demande de choisir, pour chaque type de contenu, le bon niveau de production.
Certains contenus gagnent à rester simples. Les stories, par exemple, servent à montrer votre quotidien, sur le terrain, au jour le jour. Elles se tournent au téléphone, par quelqu'un de l'équipe. Inutile de sortir une lumière, un micro ou de réserver un studio pour une story. Même chose pour les coulisses de votre entreprise, les vlogs ou les contenus pris sur le vif : le public n'attend pas une production digne d'une série Netflix. Un rendu trop léché paraîtrait même étrange. Ici, ce qui compte, c'est l'authenticité.
D'autres contenus, au contraire, méritent un vrai soin. Une vidéo tournée en studio, une interview ou un podcast vidéo installent votre sérieux. Ils montrent ce dont vous êtes capable et donnent à vos clients l'image d'une entreprise solide. Ils feront rarement le plus de vues. En revanche, ils travaillent votre image de marque et peuvent peser au moment de la décision d'achat.
Le bon dosage, c'est donc de la quantité là où elle a du sens, de la qualité là où elle compte, et parfois un peu des deux.
On pourrait penser qu'une publicité sur laquelle on investit un budget important doit forcément être tournée avec du matériel professionnel. Notre expérience dit autre chose.
Chez Cartel Creative, les publicités qui ont le mieux fonctionné pour nous ont été filmées avec un téléphone. Le parti pris était clair : un rendu authentique, dans le style des créateurs de contenu, ce qu'on appelle l'UGC (contenu créé par les utilisateurs). Tout a été pensé dans cette direction : la façon de filmer, la façon de raconter, le script.
Derrière ce rendu simple, il y avait un script qui tenait la route et un choix assumé. C'est ce choix qui l'a rendue efficace.
La qualité d'un contenu se mesure donc aussi à sa pertinence : le bon contenu, au bon moment, qui répond au bon problème de votre client et au bon usage.
Une vidéo peut être filmée sans lumière ni trépied et répondre parfaitement à vos objectifs. Une autre peut être superbe et ne servir à rien. Aucun contenu ne devrait être publié au hasard. Avant de tourner, vous devriez toujours savoir pourquoi vous publiez cette vidéo, à qui elle s'adresse et ce qu'elle doit provoquer. Si vous n'avez pas ces réponses, c'est souvent qu'il manque une stratégie, ou un accompagnement pour la construire.
C'est tout le travail que nous menons avec nos clients en création de contenu : définir ce qu'il faut produire, à quel niveau de qualité, et pour quel objectif.
Si vous ne deviez retenir qu'une chose : le plus important, c'est de faire. Beaucoup d'entreprises ne publient pas parce qu'elles ont peur de se tromper. C'est pourtant en publiant que l'on apprend.
Tester demande tout de même une méthode, plutôt que de publier en attendant que ça prenne : vous faites vos recherches, vous testez, vous analysez, vous testez à nouveau, vous analysez encore, puis vous validez ce qui fonctionne. Chaque contenu publié vous rapproche d'une stratégie qui vous ressemble et qui vous apporte des clients.
À lire aussi : créer un podcast vidéo qui marque les esprits.
Pour aller plus loin, retrouvez le premier épisode de Deal, le podcast de Cartel Creative : « La création de contenu : qualité vs quantité ». Yvonne et Raphaël y débattent de la question. À regarder ci-dessous, ou à écouter sur Spotify, Apple Podcasts et Deezer.
Non. Un téléphone récent suffit pour la plupart des contenus du quotidien : stories, coulisses, conseils face caméra. Le matériel professionnel devient utile pour les contenus qui portent votre image de marque, comme une vidéo de présentation, une interview ou un podcast vidéo.
Il n'y a pas de chiffre universel. L'idée est de garder un socle régulier de contenus simples, qui vous fait exister au quotidien, et de le compléter par quelques contenus plus produits, qui installent votre crédibilité. Le bon équilibre dépend de vos objectifs et de vos moyens.
S'il est cohérent avec son propos, il la sert. Une story tournée au téléphone est parfaitement à sa place. Le vrai risque pour votre image vient des contenus publiés sans intention, qui ne répondent à aucun besoin de votre audience.
Cela dépend de votre rythme de publication. Plus vous publiez, plus vite vous réunissez assez de données pour savoir ce qui fonctionne. C'est l'un des grands avantages de la quantité.